Résolutions adoptées lors de la dernière assemblée générale

Le 16 décembre 2014, les membres réuni.e.s en assemblée générale ont adopté les résolutions suivantes:

1-
Attendu les actions et prises de parole visant à dénoncer des situations de harcèlement et d’agressions sexuelles lors des derniers mois ;

Attendu la résolution DEL 2014-11-14/297, adoptée à l’unanimité par le corps professoral du département d’études littéraires;

Attendu la publication dans les médias d’une lettre ouverte co-signée par plusieurs professeurs du département dans laquelle ceux-ci et celles-ci nient explicitement leur position de pouvoir ;

Que l’AECSEL exprime sa déception face au caractère vide et au caractère insuffisant de la résolution;

Que l’AECSEL demande que le Comité institutionnel contre le harcèlement accélère ses travaux et exige d’être consultée et informée tout au long du processus.

Que l’AECSEL fasse savoir qu’elle soutient toute personne souhaitant dénoncer des agresseurs au sein du département d’études littéraires, qu’elle ne condamne pas les dénonciations anonymes puisque les mesures institutionnelles demeurent insuffisantes à annuler les effets néfastes du rapport de pouvoir pouvant exister entre étudiants-es et professeurs-es au sein de l’institution universitaire;

Que l’AECSEL condamne fermement la récupération rhétorique des termes « intimidation », «harcèlement» et «violence» pour décrire les prises de paroles que sont les dénonciations anonymes et rappelle que la critique des méthodes de dénonciation préconisées par les victimes a pour effet d’éviter le débat de fond.

Que l’AECSEL demande à l’administration de l’UQAM de créer un centre d’aide pour soutenir, outiller et offrir des thérapies adéquates aux étudiantes et étudiants victimes de harcèlement ou d’agressions sexuelles et qu’elle invite le corps professoral à adopter pareilles revendications face au manque flagrant de ressources.


Que l’AECSEL recommande la création au département d’une assemblée départementale ouverte à toutes ses membres et tous ses membres étudiantes, professeures, chargées de cours  et employées, dont le mandat serait de réfléchir aux problématiques du harcèlement, des agressions sexuelles, des relations de pouvoir et des conflits d’intérêts, et ce, au-delà des perspectives bureaucratiques.

2-
Attendu le manque de structures favorisant une communication libre et sans ordre du jour entre professeurs-es et étudiants-es ;

Attendu que la conjoncture actuelle autour du harcèlement et des agressions sexuelles à l’UQAM et au sein de notre département a mis en évidence la nécessité de telles structures;


Que l’AECSEL demande à l’administration la création d’un comité de liaison, regroupant minimalement les directions des programmes, le directeur du département et les représentants des associations étudiantes du département, qui se rencontrerait chaque session ou davantage, au besoin.